Photo dans la nuit d'une fenêtre laissant passer la lumière de la ville par Marie-Clémence David
Le temps de vivre
21 mai 2020
Cliché du portrait d'une femme issu d'un documentaire social par Marie-Clémence David
Daydream
21 mai 2020
 
« Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est
de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre » Blaise Pascal
 

Fantaisie impromptue


Marie-Clémence David

 
Alors que semblait imminente la décision d'un confinement qui allait concerner une grande partie d'entre nous, comment allions-nous vivre ce bouleversement de nos repères quotidiens, au sein d'une société qui semble ne plus laisser de place au vide et à la lenteur ?

Une image m'est immédiatement apparue. J'allais m'engouffrer dans une forteresse de livres pour conjurer ma peur de l'ennui.

Toutes ces photographies se sont alors imposées à moi comme autant de sentiments traversés au fur et à mesure de ces semaines, pendant lesquelles notre rapport au temps, à la liberté et à la solitude était à appréhender, à réinventer.

Par l'autoportrait, je suis partie de moi pour parler aux autres, en espérant les amuser, et les questionner sur ce que cet enfermement imposé, bien que lié à des circonstances exceptionnelles, pouvait dire de nous et de notre condition en tant qu'être humain.

Ainsi, cet isolement ne résonnait-il pas pour beaucoup, comme la fin de la fuite de soi ?